Engagement et innovation au service de la réinsertion sociale
Corporation Maison Charlemagne

Depuis 35 ans, au coeur de la réinsertion sociale
dans Hochelaga-Maisonneuve.

Historique

La Corporation Maison Charlemagne est un organisme à but non lucratif fondé par des communautés religieuses en 1972 dans le but de faciliter la réhabilitation et la réinsertion sociale de contrevenants adultes. Depuis 30 ans, le CRC (centre résidentiel communautaire) Maison Charlemagne est établi dans Hochelaga Maisonneuve et dispense une gamme de services professionnels adaptés aux besoins d’une clientèle de résidents purgeant des sentences provinciales. En 1992, la Corporation crée un deuxième CRC dans le même quartier pour répondre, cette fois, aux besoins d’une clientèle de contrevenants sous juridiction fédérale : la Résidence Madeleine-Carmel.

Au fil des ans, la Corporation ne cesse d’innover en apportant des changements favorables à l’amélioration de ses services, tout en confirmant sa volonté de travailler en étroite collaboration avec la communauté et l’ensemble du réseau correctionnel.

De nouveaux programmes externes sont créés. En 1998, naissent le PAS, un programme d’adaptation à la séropositivité destiné à la clientèle sous juridiction fédérale et le Programme de surveillance en communauté à l’intention de la clientèle sous juridiction provinciale. En 2001, on implante le programme PARENT-AISE afin de faciliter l’intégration familiale des délinquants sexuels selon les principes de la justice réparatrice.

Guidée par sa détermination à toujours mieux servir ses clientèles, la Corporation Maison Charlemagne procède, en 2001, à une restructuration majeure qui lui permet de centraliser ses bureaux administratifs ainsi que ses programmes externes à une nouvelle adresse. En 2006, suite à une nouvelle expansion des services, le Programme de surveillance en communauté devient l’«Agence communautaire Maisonneuve». La Corporation Maison Charlemagne confirme ainsi son engagement à relever les défis de la réinsertion sociale au 21e siècle : assurer la continuité des services par l’innovation et le partenariat communautaire.

«…relever les défis de la réinsertion sociale au 21e siècle :
assurer la continuité des services par l’innovation et le partenariat communautaire.»

Sœur Madeleine Carmel,
fondatrice de la Maison Charlemagne (1908 – 2000)

Entrée, à l’âge de 17 ans, dans la congrégation des Sœurs de Ste-Anne, Sœur Madeleine Carmel consacre sa vie entière à étudier et à enseigner. C’est à l’âge de 60 ans, qu’elle débute un apostolat communautaire auprès des pauvres et des analphabètes des milieux défavorisés qui l’amènera à travailler en milieu carcéral.

Très vite, elle comprend la nécessité de créer des milieux de transition pour aider les détenus à se réintégrer dans la société. Avec l’appui de sa communauté et des Sœurs Franciscaines de Baie St-Paul, elle ouvre en 1972, une maison de 10 lits, rue Charlemagne à Montréal. En quatre ans, cent cinquante pensionnaires feront des stages de un à trois mois à la Maison Charlemagne. (Tiré de «Porte Ouverte», volume 11, numéro 3 – printemps 2000).

«S’il existe aujourd’hui des services communautaires en mesure d’offrir aux détenus et ex-détenus l’aide dont ils ont besoin, c’est à des personnes du calibre de Sœur Madeleine Carmel que nous le devons.» Bulletin de l’ASRSQ, 1992.

Des objectifs soutenus

Encadrer et soutenir le contrevenant adulte dans sa démarche de réhabilitation et de réinsertion sociale en :
• lui offrant une gamme de services adaptés à ses besoins et dispensés en hébergement par une équipe de professionnels,
• utilisant les ressources connexes existantes dans la communauté,
• développant des programmes offerts dans la communauté afin de favoriser un suivi efficace et une meilleure qualité de vie individuelle et collective.

La clientèle visée

La clientèle des CRC Maison Charlemagne et Résidence Madeleine-Carmel est masculine et composée de contrevenants adultes provenant principalement d’établissements de détention provinciaux et de pénitenciers fédéraux et bénéficiant de différentes formes de mise en liberté.
Elle doit répondre aux critères d’admissibilité suivants :
• Une volonté de modifier son style de vie antérieur;
• Une détermination à s’engager dans la résolution de la (ou des) problématique(s) en lien avec son agir délictuel;
• Un désir de se conformer au programme du CRC;
• Un intérêt à s’intégrer à la vie communautaire.

Une équipe expérimentée

Une équipe multidisciplinaire apporte l’encadrement approprié aux besoins de la clientèle et lui dispense un ensemble de services professionnels destinés à faciliter sa réinsertion sociale. Pour ce faire, elle a développé une compétence reconnue dans des champs d’expertise reliés aux problématiques particulières qui affectent sa clientèle : toxicomanie, délinquance sexuelle, séropositivité, violence conjugale.

Le programme global mis de l’avant préconise une approche psycho-sociale en fonction de laquelle le résident est appelé à modifier son style de vie et à s’engager dans un cheminement par étapes associé à un plan d’intervention individualisé. Le plan inclut l’évaluation des problématiques et des besoins à combler et l’identification des moyens d’action à privilégier.

L’équipe assure également la continuité et la complémentarité des services avec les ressources spécialisées existantes dans la communauté et dans l’ensemble du réseau correctionnel, par le biais de l’Agence communautaire Maisonneuve et du programme Parent-Aise..